Je me surprends parfois quand je marche dans Paris à rêver que je suis toujours à Tokyo...Pourtant impossible même en fermant les yeux de se tromper entre les deux.
Le bruit des voitures sur la chaussée parisienne, les touristes qui parlent des tas de langues, l'odeur des kebabs...me manquaient au Japon.
Aujourd'hui c'est l'odeur du shôyu qui s'infiltrait dans les petites ruelles, le son étrange que fait le vendeur de patates chaudes avec son sifflet, les pépiements des feux de signalisation et le goût sucré de l'umeshû qui sont devenus mes madeleines de Proust.
Sur le plan personnel j'ai été plus que bien accueillie et surtout j'ai appris ce que signifiait un concept qui m'était jusque-là inconnu : la famille.
Les rencontres que l'on peut faire là-bas sont précieuses et les liens que l'on tisse sont comme des bijoux anciens dont il faut prendre soin.
Le "en" (prononcez "n"), le lien en japonais, conditionne notre vie. D'ailleurs il est monnaie courante chez les jeunes filles en âge de se marier d'aller au sanctuaire demander au Kami (la divinité ) local de pouvoir nouer un bon "en" pour une union réussie...
Il faut savoir à ce sujet que les jeunes filles sont considérées comme bonnes à marier jusqu'à 30 ans après c'est...comment dire ... un peu plus délicat. Il y a moins de choix, moins de possibilités d'avoir un homme dans son lit pour vous tenir chaud l'hivers...
Et puisqu'on parle du climat il paraît que ces temps-ci il neige, à Tokyo, tout comme ce jour là où je suis allée faire un tour près du Sensô-ji, le plus célèbre temple d'Asakusa et où je suis tombée sur un petit Jizô emmitouflé de rouge .
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